Scolarité, aménagements, examens

Comment apprendre ?

Les enfants dyspraxiques ne peuvent apprendre comme les autres de part leurs difficultés neurovisuelles et / ou gestuelles. Ainsi, il est possible que l’entrée dans la lecture soit impossible sans aménagements. L’écriture est souvent très lente et illisible. Une pédagogie différenciée est indispensable.

C’est pourquoi les bilans réalisés doivent toujours comporter des préconisations d’aménagements qui sont fonction de la sévérité de la dyspraxie (supports adaptés, limitation de l’écriture, tiers temps etc….).

Les aménagements sont spécifiques à chaque enfant (âge, niveau scolaire, type de dyspraxie, troubles associés ou non, autres pathologies…).

Matériel pédagogique adapté

La mise en place de matériel pédagogique adapté (ordinateur, scanner) est souvent  préconisée. Elle peut être mise en place par un ergothérapeute. L’utilisation de l’ordinateur est possible dès le primaire, pour des tâches et des matières précises. L’apprentissage de la frappe et des logiciels adaptés (Géogébra, Pdfviewer, Onenote) est à prévoir dans la plupart des cas.

Quand la frappe n’est pas rentable (moins rapide que l’écriture manuelle), la dictée vocale peut être préconisée.

Des matériels complémentaires peuvent être utiles (souris scanner, scanner portable, …). Au lieu des traditionnelles clés USB, le recours à des systèmes de type Dropbox est préférable.

Aide humaine

Lorsque les aménagements et les outils ne peuvent compenser toutes les difficultés rencontrées, une Aide Humaine  (Assistante de Vie Scolaire individuelle ou collective) peut être proposée. Ses missions doivent être précisément définies.

http://www.onisep.fr/Toute-l-actualite-nationale/Scolarite-et-handicap/Mai-2014/Dyspraxie-comment-amenager-la-scolarite

Reconnaissance MDPH et PPS

Pour disposer d’une aide humaine et de matériel adapté, une reconnaissance MDPH est incontournable. Cette reconnaissance est souvent accordée pour quelques années et non pour toute la vie. Le statut de handicap est donc un statut réversible. Cette reconnaissance permet la mise en place d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) (voir section reconnaissance de handicap).

Démarches auprès de l’école

Lorsque le diagnostic de dyspraxie a été posé par un médecin spécialisé (neuropédiatre, médecin de rééducation fonctionnel, pédiatre, neurologue, pédopsychiatre,…), il faut en informer l’école, surtout lorsque la dyspraxie est à l’origine des difficultés d’apprentissage.

Pour cela, il vous faut demander la réunion d’une équipe éducative au directeur de l’école ou chef d’établissement avec toutes les personnes accompagnant l’enfant pour concevoir un Programme Personnalisé de Réussite Educative (ou PPRE ) et éventuellement mettre en place les éléments précurseurs d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (ou PPS) qui sera transmis par le directeur à l’enseignant référent puis à la MDPH de la Gironde pour évaluation.

Cette première réunion a pour but d’expliquer les difficultés de l’enfant, l’informer des répercussions de la dyspraxie sur les apprentissages scolaires, en vous appuyant sur les préconisations des personnes qui ont porté le diagnostic.

Quelques définitions

Le Programme Personnalisé de Réussite Educative
Le PPRE
est prévu dans la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 dans son article 16.  » A tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d’un cycle, le directeur d’école ou le chef d’établissement propose aux parents ou au responsable légal de l’élève de mettre en place un programme personnalisé de réussite éducative : PPRE.«

Le Projet Personnalisé de Scolarisation
Le PPS
définit les objectifs d’apprentissage adaptés à l’enfant, les modalités de déroulement de la scolarité et les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins particuliers des élèves présentant un handicap (décret décembre 2005).
Ce projet :

  • précise les conditions d’accueil qui sont susceptibles de déroger à la marche ordinaire de la classe (emploi du temps, temps et lieu des rééducations à l’école ou à l’extérieur, etc.) ;
  • prévoit le matériel adapté : ordinateur, imprimante, logiciels, etc. ;
  • prévoit éventuellement un assistant d’éducation (AVS – Auxiliaire de vie Scolaire) : qui servira de secrétaire en cas de dysgraphie, aidera à l’utilisation de l’ordinateur, réduira les tâches praxiques, adaptera le travail, ou le présentera de la meilleure façon, aidera l’enfant à se concentrer.

L’ Enseignant Référent Handicap
S’il y a mise en place d’un PPS, l’enfant sera ensuite suivi par un enseignant référent handicap (ERH) pendant tout son parcours de formation. Ce référent sera chargé de réunir une Equipe de Suivi de la Scolarisation qui évaluera au moins une fois par an la mise en œuvre du PPS. Les parents pourront à tout moment s’adresser au directeur de l’école ou à l’enseignant référent pour demander une révision du PPS.

Démarches en cas d’orientation vers une structure ou une classe spécialisée
Une classe à petit effectif conduite par un maître spécialisé, CLIS (Classe d’intégration scolaire en école Primaire) ou UPI (Unité Pédagogique d’intégration en collège), voire une scolarisation en établissement spécialisé au cas ou une scolarisation dans l’Education nationale même avec des aides parait difficile en cas de plusieurs handicaps associés, il peut être orienté vers un IME, un EMP à condition qu’on lui propose un véritable projet pédagogique avec des méthodes adaptées) peut être indiquée pour les enfants dyspraxiques en retard scolaire, en grande difficulté ou souffrant de handicaps associés à la dyspraxie.


La famille doit saisir la Maison Départementale des personnes handicapées de la Gironde pour en faire la demande. Au travers de sa Commission de l’Autonomie, elle peut proposer elle-même une telle orientation, après avoir entendu les parents.

Sources de l’article

Site national de DMF : http://www.dyspraxie.info

Construire le Projet Personnalisé de scolarisation

Guide Pratique AVS

 La lettre du Ministre de l’Education –  Juin 2012

  Coordonnées utiles en Gironde

  • Responsable ASH Est – Inspection académique de la Gironde –

Mme Moullet – 05 56 56 36 13

  • Responsable ASH Ouest – Inspection Académique de la Gironde –

Mme Samzun – 05 56 56 36 12

  • Enseignante coordinatrice des AVS – Inspection Académique de la Gironde –

Mme Grave – 05 56 56 37 58

  • Plate forme Handicap Ecole – n° Azur 0 810 55 55 00

  Pour aller plus loin

Sites

L’école pour tous
Ressources pour l’enseignement, questions-réponses, guides, rapports, textes officiels

ONISEP
Rubrique scolarité et handicap – Information sur les handicaps, les structures d’enseignement, les associations et instances officielles, l’insertion professionnelle.

Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
Espace handicap
Guides pratiques, adresses utiles, études, recherches, statistiques, dossiers thématiques

Plus d’informations dans les articles suivants :

La transmission des infos aux enseignants

que_mettre_dans_le_projet_personnalis_tsl

Il existe des dispositions particulières relatives à la passation des épreuves (Diplôme National du Brevet, Baccalauréat) :

Synthèse sur les aménagements d’examens

Eduscol – Textes réglementaires 

  • Explose ton score au collège! Le cerveau et ses astuces… Réussir, c est facile! de Eric Gaspar

explose ton score au collegevoir l’article consacré à ce livre sur Fantadys

Quel parcours ?

Si l’enfant peut suivre les apprentissages de sa classe d’âge : la scolarisation s’effectue dans une classe ordinaire de l’école, collège ou lycée le plus proche du domicile, avec les aménagements et aides techniques et / ou humaines nécessaires.

Dans le cas contraire, après avis de la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées), la scolarisation peut être faite, selon l’âge, en CLIS en primaire (6-12 ans), en ULIS collège (12-16 ans), en Ulis Lycée Professionnel ou ULIS enseignement général (16-20 ans). Un prolongement de la scolarité est envisageable en fonction du projet de l’élève.

Il n’y a pas de parcours scolaire type, car tout dépend d’un grand nombre de facteurs : l’âge du diagnostic (les troubles associés ou non) et la précocité des prises en charge, les axes de rééducations suivis, la pertinence des aménagements de la scolarité, l’accompagnement par les enseignants et la famille, l’estime de soi de l’enfant, etc.

Un guide pour les élèves dys au lycée !

Ressources pour les élèves dys

http://guerrieri.weebly.com/

Situations de harcèlement

www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr

Service public.fr