pour les enfants

cerveau enfantsEtre dyspraxique, c’est comment?

Dans notre cerveau arrive plein de sortes de lignes de train qui amènent plein plein d’informations très importantes : sur ce que tu vois, sur ce que tu sens avec ton nez, sur ce que tu goûtes (si c’est sucré, bon, amer….) ce que tu entends, sur ce que tu sens : si c’est froid, chaud, piquant, doux…Ton cerveau est fait de » petites machines » : les neurones qui décodent les informations, puis ensuite d’autres décident ce que tu dois faire.

Par ex : tu vois une tasse avec un liquide marron : est-ce du chocolat ou le café de maman (beurk), tu sens (ton cerveau décode que cela sent une odeur de chocolat), tu goûtes (ton cerveau décode que c’est bien du chocolat, mais il est froid) tu poses la tasse et tu cherches maman pour qu’elle te la fasse chauffer.

Il y a aussi des lignes qui partent de ton cerveau et qui emmènent des messages et des ordres vers tous les muscles de ton corps. Pour te dire de sentir, puis de goûter le chocolat puis de poser la tasse, et ensuite de partir chercher maman..

En fait, quand tu as une dyspraxie, quelque chose ne va pas dans ces lignes, elles ne marchent pas bien (peut être que les lignes sont bloquées et les informations ou les messages et les ordres ne peuvent pas passer). Du coup ton corps n’arrive pas à faire ce que ton cerveau lui dit de faire, car il lui manque des informations sur comment le faire.

Par ex : au début un bébé ne sait pas faire grand chose, il doit tout apprendre. Il apprend à manger avec une cuillère. Au début il arrive pas à la tenir comme il faut, il n’arrive pas à la remplir de compote, il la tourne dans le mauvais sens et tout tombe sur la table, après il a encore du mal à la porter à la bouche….mais quand il a répété ses gestes plein de fois il y arrive de mieux en mieux, il est de plus en plus précis. Et il n’a plus besoin de contrôler chaque geste. En fait, son cerveau a enregistré un plan : une recette (comment faire les gestes et dans quel ordre ) Il n’a plus besoin de réfléchir à la manière de faire.

Les enfants dyspraxiques n’arrivent pas à bien à se rappeler des recettes. Ils doivent toujours faire attention. C’est pour cela que tu n’arrives pas à faire 2 choses à la fois.

La dyspraxie n’est pas une maladie, on ne guérit pas mais on apprend à se débrouiller et à surmonter les difficultés.

C’est un handicap caché, invisible.

Beaucoup plus de garçons que de filles sont affectés.

Des lectures pour les enfants:

  • Et encore à l’envers!Et_encore_a_lenvers

Un livre ou tous les enfants peuvent aussi se reconnaître; quel enfant, un peu tête en l’air, un peu distrait, ne s’est jamais retrouvé dans des situations similaires ?

Un texte très humoristique, des illustrations pleines de justesse et de sensibilité et au delà de l’enfance un peu particulière que l’auteur a prêté à Dagobert, la volonté de ce livre de communiquer sur les troubles de la coordination : la dyspraxie.

  • Histoires_ineditesHistoires inédites du p’tit maladroit

Ce livre est né de la rencontre d’un auteur-illustrateur avec des enfants que l’on n’entend pas toujours… Ils sont atteints de ce que l’on nomme parfois le syndrome de « l’enfant maladroit »… la dyspraxie.

 

  • Le secret d’Alexis ou Comment expliquer la dyspraxie aux enfants

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Un enfant souffrant de troubles des apprentissages peine souvent à s’intégrer dans la communauté scolaire. Souvent rejeté par ses camarades, voire par ses enseignants, il ne sait pas trop comment inverser la tendance.
Ce récit est écrit pour y faciliter l’intégration d’un enfant avec dyspraxie dans un environnement scolaire en expliquant de manière simple et vivante la nature de ce trouble qui, contrairement à une idée hélas, trop répandue, n’est absolument pas lié à un défaut d’intelligence…
Quoi de plus efficace qu’une histoire amusante et illustrée pour expliquer sa dyspraxie à un enfant ? Il peut alors s’approprier sa différence, reprendre confiance en lui-même et commencer ce long chemin vers «l’acceptation», où se mettent en place les adaptations lui permettant de contourner ses difficultés. Alexis, notre jeune héros, franchit ainsi un à un les différents obstacles qui l’empêchaient de s’insérer pleinement dans la vie je sa classe.
Emmanuel Séguier, graphiste et père d’un enfant dyspraxique, est l’auteur et l’illustrateur de ce livre.

 

  • Les astuces de Gaspar pour mieux apprendre, sur le site Fantadys
  • Littérature audio! Pour écouter gratuitement les livres au lieu de les lire, très utile quand l’enfant a des troubles neurovisuels

 

Sources de l’article :
Site national de DMF : http://www.dyspraxie.info
Pour aller plus loin
Présentation de la dyspraxie par Thimotée de 6ème C :la dyspraxie